Semaine 6

Cette semaine j’ai changé l’idée du projet, en essayant de complexifier le programme par l’addition d’une partie de logements, d’offrir une échelle plus intime aux espaces et aussi d’augmenter la surface bâtie.

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Pour créer une interaction entre l’école et l’espace public du quartier et aussi pour créer une transition entre les deux types très différents de privé, j’ai proposé  un parcours public qui traverse le site en séparant les deux parties du programme. A coté de ce parcours seraient placés d’espaces d’exposition. La bibliothèque enrichie aussi le parcours, ayant une partie publique.

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Le grand auditorium est accueillit par une grande boite qui, avec son emplacement central et son gabarit qui contraste avec la tissu fragmenté et homogène du bâtiment, devient un repère et marque le centre de l’école. Autour de l’auditorium  on trouve ainsi les équipements principales de l’école: la cafétéria vers le sud liée avec une grande cour centrale, et la bibliothèque au nord.

Les modules de la trame structurelle de l’ancienne usine vont abriter les fonctions du programme. Ainsi, la halle centrale, ayant les dimensions les plus grandes, va desservir les activités importantes de l’école de photographie: salles de classe où même auditoriums, chambres obscures, salles  d’impression. Ces espaces, ayant besoin d’obscurité totale, seront placés dans des boites opaques; au-dessus de ces boites sont les studios, bien éclairés par le toit surtout transparent.

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Semaine 5

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Cette semaine j’ai essayé de modifier les dimensions des boîtes afin que les espaces de la hale puissent être éclairés naturellement et ainsi de diminuer leur gabarit pour avoir un impact moins fort sur la structure existante.

En essayant de plus utiliser l’espace de la halle pour les activités de l’école, j’ai décidé d’employer le rez-de-chaussée de la halle centrale pour les studios. La halle latérale étant baissé avec un niveau offre la possibilité au studios d’être visuellement orientés  vers l’extérieur.

La halle latérale, creusé un niveau et en contact direct avec l’extérieur, devient un espace de transition entre le tracé public et l’intérieur privé de l’école, pouvant abriter des fonctions destinés aux visiteurs, comme des salles d’expositions. La halle latérale permet aussi l’accès vers les espaces souterrains au-dessous de la halle centrale, destinés aux espaces plus sombres, nécessaires à une école de photographie – salles de projections, chambres obscures.

Les planchers à l’intérieur des boîtes dépendent des autres éléments structurels.

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Semaine 4

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Pour orienter plus fortement l’espace interieur de la halle vers la cour latérale, les boîtes franchissent la limite laterale du bâtiment, en obtenant des grandes portes-à-faux. La structure des boîtes continue les éléments verticales de la structure de la halle ancienne, et les portes-à-faux sont résolus par des éléments diagonaux qui prennent l’angle de la charpente existente.

J’ai orienté les espaces libres entre les boîtes vers une série des cours croisés, de differentes dimensions, en essayant de créer plusieurs espaces exterieurs qui pourront diversifier les activités publiques ou privées. Ces cours ont une rélation directe avec le halle laterale de l’usine et avec les espaces souterrains qui les séparent.

La halle laterale est une longue rampe qui relie l’ancienne entrance de la halle avec le terrain baissé avec un niveau de la cour derrière du bâtiment, cour qui sera un espace public servi par la façade postérieure interactive.

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3. Maquette conceptuelle

IMG_6498Dans ma première proposition j’ai essayé de répondre à plusieurs problèmes:

  • la dualité des directions transversales et longitudinale; je voulais « casser » la forte poussée longitudinale (accentuée par la proportion allongée de la halle et son axe de symétrie) par fragmentant le grand espace et en l’orientant transversalement, vers la bande libre de terrain; c’est une intention liée aussi à la volonté de souligner l’asymétrie paradoxale de la halle (même si la structure est parfaitement symétrique, l’emplacement sur la parcelle relève une forte asymétrie);
  • le rapport entre le public et le privé; en ayant le program d’une école d’art et étant emplacé dans une zone-clé du futur Grand Paris, le bâtiment doit interractioner avec le public. Ainsi, j’ai proposé un trasé public autour du batiment avec l’access vers une grande galérie expositionelle de la longueur de la halle, dans la souterrain. Au bout de cette galerie il y a un sort d’espace public ou les étudiants et les visiteurs peuvent se recontrer et assister aux differents événements.
  • la dualité de la façade principale et celle posterieure; j’ai guardé la façade principale de brique du bâtiment et sa valeur symbolique d’entrance principale mais j’ai dynamisé le rôle et le sens de la façade posterieure – elle est devenue une sort de façade multimedia, qui a le rôle d’enrichir les événements. Quand l’école est fermée il peut y avoir des projections de films, en devenant un cinema pour le quartier residentiel;
  • la rélation entre l’existant et le nouveau; au-delà de la façade principale, j’ai pensé de guarder aussi la plupart d’éléments structurels à cause de leur finesse et de leur transparence offerte par leur fragmentation. J’ai consideré du début la trame structurelle existante comme une contrainte rigide qu’on doit altérer et reinterpreter dans la projet.
  • la disposition spatiale des fonctions; avec la volonté d’orienter les éspaces vers la cour laterale et d’accentuer l’asymétrie de la halle j’ai proposé du point de vue de la volumétrie une serie de boites qui vont abriter les fonctions principales de l’école: auditoriums, bibliothéque, ateliers, etc. Vers la limite opaque de la halle j’ai proposé une bande pour l’administration et autres fonctions annexes; le grand espaces libre autour des boites seront des espaces qui feront possible la serendipité, les rencontres spontanées entre les étudiants, rechercheurs et enseignants, éspaces d’étude, récreation, cafétéria, etc.IMG_6486

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2. Maquette: hiérarchiser, materialité

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On a essayé d’exprimer le concept de <<materialité>>  en travaillant et en accentuant les propriétés spécifiques du materiau utilisé, le mousse: l’élasticité et la translucidité. Par le degré different de concentration d’éléments on a obtenu un gradient d’opacité qui coincide avec la hiérarchie structurelle: les zones porteuses sont les zones les plus denses et opaques, tandis que les zones plus translucides sont portées. La forme même des poutres est conditionée par les propriétes élastiques du materiau.

L’usine Worthington, Le Bourget

Dans le contexte du développement du Grand Paris, la commune Le Bourget deviendra un des pôles les plus importants de la grande métropole parisienne. Aujourd’hui desservie déja par d’importantes autoroutes et voies nationales (A1, A86, N2) et aussi par la ligne RER B (qui relie l’aéroport Charles de Gaulle avec Paris), la commune, avec son aéroport destiné aux vols de type business, sera connectée avec les grands centres d’interêt de la région parisienne – Paris, La Défense, l’aéroport de Paris-Orly –  par les nouvelles lignes du Grand Paris. Toute cette évolution de l’infrastructure rendra au site une importance qui dépassera l’échelle de la commune, en faisant partie d’un point d’attraction métropolitain ou même régional.

Cette relation avec les réseaux importants d’infrastructure pose aussi une problème sensible visible d’aujourd’hui: la question des limites, la forte ségregation du territoire causé par ces reseaux (dont les chemins de fer devant l’usine semblent être tellement infranchissables). La ségrégation est aussi accentuée par les zones étendues d’activités industrielles qui manquent la vie et l’animation d’un tissu urbain mixte et complexe.

L’usine Worthington est ainsi positionnée au bout du tissu des logements du Bourget (prépondérant pavillonnaire), étant entourée par deux limites fortes: à l’est la grande zone industrielle de la périphérie du Bourget et au sud les nombreux chemins de fer.

Dans les photographies de l’intérieur de l’usine j’ai voulu surprendre et souligner les rythmes créés dans les perspectives par les éléments structurels, la transparence et la fragmentation des éléments structurels (qui sont composés par plusieurs piéces fines) et leur relation avec la lumière. J’ai trouvé autant plus intéressant le fait que l’usine est encore utilisée, en évoquant une partie de l’atmosphère de travail industriel qui a marqué son histoire. Comme musique de fond j’ai choisi la pièce Ionisation composée par le compositeur moderne Edgard Varèse dans les années 1929-1930, une pièce révolutionnaire pour cette époque-là par l’utilisation exclusivement des instruments de percussion , qui étonne avec sa sonorité mecanique, rendue spécialement par la matérialité des instruments utilisés. Le rythme alerte et intense me rappelait des conditions dures de travail industriel  mais aussi du rythme des éléments structurels, la sonorité métallique m’évoquait la materialité de la structure. J’ai consideré aussi que la percussion en soi (sons avec une durée très courte) peut exprimer la fragmentation des éléments constructifs en plusieurs pièces fines, cette dématérialisation de la structure métallique.
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